La formule E : laboratoire réel pour la voiture éléctrique


L'AVENIR DE LA VOITURE …..



       FORMULE E : LA COURSE AUTOMOBILE RELÈVE LE DÉFI DE L’ÉNERGIE VERTE

Lancé à Pékin le 13 septembre 2014, le premier championnat de Formule 1 électrique va permettre de tester et d’améliorer les performances des véhicules engagés dans la compétition. Avant de profiter à Monsieur tout-le-monde ?

Ce n’était pas gagné. Jusqu’alors, la Formule 1 traînait plutôt la réputation d’entretenir le gaspillage énergétique et d’encourager la prépondérance des énergies fossiles. Mais depuis le 13 septembre dernier et le lancement de la première saison de Formule 1 électrique à Pékin, voici les circuits automobiles promus hauts lieux des énergies vertes

AVEC UNE MONOPLACE CAPABLE DE POINTES À 225 KM/H ET UNE PUISSANCE DE 272 CHEVAUX, LA FORMULE E N’A DONC RIEN À ENVIER À LA F1

« Ce championnat de Formule E est un laboratoire grandeur nature pour la voiture électrique. L’histoire l’a montré, les projets réalisés en sport automobile sur les ordinateurs de bord, le freinage, ou encore les pneus ont toujours profité au grand public », se réjouit ainsi Bernard Salha, directeur d’EDF R&D. Le groupe a d’ailleurs envoyé deux chercheurs maison dans les paddocks chinois, comme il le fera pour chacune des neuf autres courses à venir, afin de scruter le moindre détail de fonctionnement des moteurs, poussés au maximum de leur capacité. Manière d’anticiper le véhicule de demain.

LA BATTERIE COMME ENJEU

Les ingénieurs devraient plus particulièrement veiller au comportement des batteries, à leur durée d’autonomie et à la sécurité. « Ces recherches, qui permettent d’améliorer l’autonomie des batteries, de réduire leur poids ou leur volume, ou encore de diminuer le temps de recharge, font aussi progresser le véhicule électrique de Monsieur Tout-le-monde », détaille de son côté Bruno Crescent, membre de la commission Énergies Nouvelles de la Fédération internationale automobile (FIA) et directeur des achats du groupe EDF.

Côté sécurité, le spectaculaire choc entre Nicolas Prost et Nick Heidfeld a également permis de tester le dispositif d’intervention. « Il y a là un enjeu majeur, notamment en cas de départ de feu : si la batterie reste sous tension, la lance à incendie provoque un éclair et électrocute tout le monde. Et pour éviter l’emballement thermique de la batterie, la FIA a aussi mis en place un dispositif pour suivre en temps réel la température de ses 250 cellules », prévient Bernard Salha.

Laboratoire donc, cette compétition au déroulement proche de sa grand sœur, à l’exception d’un changement de voiture durant la course, entend également être une vitrine : « Ce championnat contribuera à l’acceptabilité de la voiture électrique. Si même les gens de la F1 s’y mettent, c’est bien le signe qu’elle n’est pas qu’un objet utilitaire. Elle revêt aussi une dimension plaisir », anticipe Bernard Salha. Avec une monoplace capable de pointes de vitesse à 225 km/h et une puissance de 272 chevaux, la Formule E n’a donc rien à envier à la F1. Et peut au contraire se targuer d’offrir une compétition mécanique sans CO2, sans particules et sans bruits assourdissants. À suivre...









Rédigé le  16 déc. 2014 14:31 dans Economie  -  Lien permanent

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