40 % des athlètes de haut niveau en France sous le seuil de pauvreté !

40 % des athlètes de haut niveau en France sous le seuil de pauvreté !

40 % des athlètes de haut niveau en France sous le seuil de pauvreté !


Le rideau vient de tomber sur les Jeux Olympiques et sur les Paralympiques. Dans tous les pays, les journalistes, fédérations, ministères font des synthèses et comptent les médailles, finalistes etc...

Il convient dans un premier temps de féliciter tous les athlètes qui se sont qualifiés et qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes, au prix d'un sacrifice quotidien depuis de longs mois, voir plusieurs années.


Cependant, allons faire un tour de l'autre côté du décor et découvrons la vie que mènent ces sportifs que nous avons suivi avec plaisir sur notre petit écran lors des grandes compétitions, et qui sont depuis quelques jours retournés dans l'anonymat, pour la plupart.


Les sportifs de haut niveau français crèvent la faim !


Pour une immense majorité des athlètes français, la situation financière est une préoccupation quotidienne tout aussi importante que leurs entraînements.


En effet, une étude datant de 2014 pour le secrétariat d'état aux sports, montre que 40 % des athlètes de haut niveau vivent en France sous le seuil de pauvreté, avec moins de 500 euros par mois.


Certains d'entre eux bénéficient de contrats spécifiques avec de grandes entreprises ou administrations, telles que la SNCF, les douanes, l'armée, la gendarmerie, la poste, EDF .... Ces contrats leurs permettent de bénéficier d'un salaire à temps partiel tout en bénéficiant d'horaires aménagés pour s'entraîner. C'est le cas, par exemple, du judoka médaillé Cyrille Maret qui depuis 2013 est agent de sûreté ferroviaire, sans toutefois bénéficier d'un statut particulier. La SNCF emploie 35 sportifs de haut niveau à mi-temps. Douze d'entre eux ont fait parti du voyage pour Rio.

La défense est le plus gros employeur de sportifs, avec plus de 180 athlètes sous contrat.

Ces contrats aménagés ont pour avantage de permettre aux athlètes de se dégager quelque peu l'esprit des contraintes financières du quotidien, et de se concentrer sur leur sport. Ils sont loin pourtant d'assurer une situation ou un avenir, car il s'agit d'un montant de 1000 euros par mois accompagné d'une couverture sociale pour une durée limitée de cinq ans au plus.


Pour d'autres pourtant, les nécessités de leur sport et les contraintes d'entraînement ne leurs permettent guère ce genre de compromis.


Une loi a été votée en 2015 dans le but de protéger ces athlètes de haut niveau. Il serait temps, en France, de mener une vraie politique sportive et de permettre à ces jeunes de développer leur potentiel sans avoir à se soucier de leur avenir, et de choisir entre porter les couleurs de leur pays et manger. Un sportif du niveau mondial doit-il se préoccuper de comment s'acheter ses chaussures de course ? 

Rédigé le  26 sep. 2016 16:17 dans Sport et économie  -  Lien permanent

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